Sport et grossesse : un mélange bénéfique ?

Dernière mise à jour: 23.09.19

 

Les médecins comme les spécialistes nous rappellent chaque jour que la pratique d’exercices physiques réguliers contribue en majeure partie au maintien de notre état de santé à niveau optimal. Cela concerne également les femmes en attente d’un heureux événement. Il existe plusieurs catégories de sports qui apportent leurs bienfaits aux futures mamans, alors que d’autres beaucoup moins. Mais alors, par où commencer ? À quel type d’activité s’adonner ? On vous délivre les informations ainsi que des conseils à travers cet article.

 

Les avantages du sport pendant la grossesse

Les spécialistes de la santé le confirment, pratiquer un exercice physique pendant la grossesse impacte positivement sur la santé de la mère comme du bébé. Être enceinte ne doit pas être un obstacle pour arrêter de se dépenser. En effet, le sport reste bénéfique sur de nombreux plans.

Il contribue en grande partie à votre moral et à votre bonne humeur. Lorsque vous faites du sport, le corps secrète des hormones dites « du plaisir », comme les endorphines et la dopamine, qui vous permettront de vous libérer de votre stress quotidien. De cette manière, vous aurez la sensation d’être apaisée et de vous sentir à l’aise en toutes circonstances. Il améliore également la confiance en soi de la future maman et réduit les sauts d’humeur.

Si cela peut sembler contradictoire, les spécialistes affirment que le fait de pratiquer une activité aidera les femmes enceintes à mieux dormir. Explication : pendant les premiers mois, elles sont souvent victimes d’insomnies. Faire du sport permettrait alors de dépenser le surplus d’énergie qui leur permettra de passer une nuit paisible. Toutefois, il est conseillé d’en faire au moins 3 heures avant de vous mettre au lit.

S’entrainer régulièrement participe également à l’amélioration des capacités respiratoires de la mère, et notamment sur le plan de l’endurance. Ainsi les risques d’interventions chirurgicales lors de l’accouchement se voient réduits.

Pratiquer du sport vous assurera aussi de garder la ligne. L’activité physique vous incite à bouger et à éliminer les calories superflues. Vous pouvez gérer efficacement les prises de poids excessives de votre corps. De ce fait, vous n’aurez pas à vous priver de beaucoup de petits plats gourmands et innovant préparés par vous-même ou votre entourage. Veillez tout de même à suivre les indications des spécialistes sur votre alimentation.

Des mouvements réguliers contribuent aussi à la diminution des risques de diabète gestationnel de 37 %. Ce phénomène touche généralement les femmes enceintes, et la pratique du sport limite son apparition, mais également ses effets, comme la fatigue ou l’hypertension.

Le sport vise à rendre meilleure la circulation sanguine, et par la même occasion, prévient les varices, les hémorroïdes et les conséquences de la rétention d’eau.

Le bébé bénéficie des bienfaits de la pratique d’une activité physique régulière. Cette dernière participe à son développement cérébral, sa santé mentale, son poids, mais également son cœur.

 

 

Les exercices à pratiquer

Même apte à faire du sport, la femme enceinte doit cependant éviter les activités de contact à forte intensité et qui comporte des risques de chutes et de traumatismes afin de limiter les diverses sortes de complications durant la grossesse.

La marche et les promenades sont les plus conseillées pendant cette période. Elles restent simples et probablement les moins fatigantes à comparer à d’autres. Ces sports sont également accessibles à tous. Leur pratique quotidienne d’environ une demi-heure ne ferait que consolider l’état de santé de madame et celui de bébé. Toutefois, il faudra choisir méticuleusement le parcours et les endroits de passage. Veillez à vous éloigner des bruits, mais surtout de la pollution comme les parcs ou les jardins publics par exemple.

La natation figure aussi en tête de liste des sports à pratiquer lorsqu’on porte un bébé dans son ventre. Elle conditionne les futures mamans dès les premiers mois jusqu’à la période d’accouchement et contribue au bon fonctionnement des muscles, mais également à l’ensemble des parties du corps. Une fois dans l’eau, vous pouvez vous adonner à d’autres disciplines comme l’aquagym ou le swimgym.

Le vélo stationnaire comme la bicyclette sont aussi des activités à privilégier. Dans le second cas, il est préférable de pédaler dans des endroits sécuritaires, loin des voitures et des rues qui seraient éventuellement source d’accidents. Ces sports visent surtout à la mobilité de vos jambes qui sont sujettes de rétention d’eau.

Le yoga et les exercices d’étirement contribuent aussi à l’amélioration de la circulation sanguine, la force musculaire, mais également, de la souplesse corporelle.

Toutefois, assurez-vous de toujours vous hydrater, soit de 250 ml à 300 ml en une demi-heure. Écoutez votre corps et soyez particulièrement attentive à vos limites. Faites en sorte de ne pas avoir le ventre vide pendant vos exercices. Selon les spécialistes, les futures mamans ont besoin de 300 à 400 kcal de plus de la moyenne.

 

À quel moment s’arrêter ?

Lorsqu’on attend un bébé, faire du sport à l’excès n’est pas toujours une bonne idée. Quelques symptômes vous indiqueront vos limites. Un des meilleurs moyens pour savoir où vous en êtes consiste à mener une conversation pendant vos exercices. La future maman doit être apte à parler durant la pratique. Le cas contraire designerait un effort relativement intense.

Il existe également des signes auxquels vous fier afin de connaitre votre état comme des étourdissements, des maux de tête, des douleurs à la poitrine et/ou abdominales, des saignements vaginales. En cas de présentation de ces symptômes, veillez à contacter votre médecin traitant ou votre sage-femme.

 

 

Existe-t-il des contre-indications ?

La pratique des activités physiques n’est pas faite pour toutes les femmes enceintes. Quand vous présentez des contre-indications, il est préférable de ne pas vous adonner à des exercices exigeant beaucoup d’efforts de votre part ou de vous faire suivre méticuleusement par un professionnel de la santé.

Si vous avez eu des complications pendant vos accouchements précédents, un avortement ou une mort fœtale, il est fortement déconseillé de se lancer dans n’importe quel sport. Si vous présentez également des menaces d’accouchement prématuré, une localisation anormale du placenta, des saignements, des problèmes cardiaques et pulmonaires, de la tension artérielle, des signes de diabètes sévères, abstenez-vous de toutes activités requérant beaucoup d’efforts physiques.

 

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