Smart city : une nouvelle vision de la communauté urbaine

Dernière mise à jour: 22.09.19

 

Le concept de la ville intelligente a vu le jour depuis plus d’une décennie. Cette idéologie a été adoptée par plusieurs agglomérations afin de promouvoir les relations publiques, les interactions sociales, tout en augmentant leur attractivité. D’une manière générale, la « smart city » propose une amélioration de la qualité de vie de ses habitants via les systèmes informatiques et la technologie qui se trouve être des piliers du développement de la société urbaine actuelle.

 

Une innovation asiatique

Aujourd’hui, 50 % de la population mondiale se concentre dans le secteur urbain. D’après les études et les estimations des chercheurs, ce taux augmenterait de 20 %, soit à 70 % d’ici 30 ans. Un pourcentage qui ne suscite pas l’étonnement du fait de la révolution technologique entreprise par les diverses sociétés urbaines.

Afin de cerner le concept de la ville intelligente, il importe de savoir que les villes occupent près de 2 % de la surface terrestre. Les différentes activités comme les infrastructures qui s’y trouvent produisent toutefois un taux de 80 % en termes d’émission de gaz à effet de serre. L’objectif des localités concernées est alors simple : accompagner le développement urbain en y instaurant une politique d’optimisation des enjeux politique, sociétal, mais surtout environnemental.

Les villes d’Asie sont les premières à innover le concept de la « smart city ». Les mégalopoles comme Hong-Kong et Singapour ont commencé leur avènement dans le domaine technologique au début des années-80. Des recherches avancées ont permis la mise en place des services de pointe à disposition de la population. Cela se manifeste par leurs infrastructures à la fois audacieuses et futuristes.

Comme illustration, vous pouvez retrouver le projet « Supertrees » de la ville de Singapour. Il s’agit d’une implantation d’arbres artificiels à travers les rues et les quartiers de la ville. En plus de contribuer à l’image environnementale et faisant office de décoration avec leur éclairage, ils occupent également une fonction bien distincte. En effet, ils sont pourvus de capteurs. Ces derniers ont pour mission de récolter les données climatiques comme la température ambiante ou encore le taux d’humidité.

Le phénomène s’est répandu en Corée du Sud. Dans la ville internationale de Songdo, le concept de smart city a pris tout son sens. On peut y apercevoir un quartier modelé suivant le principe même de cette révolution technologique. Les logements ont bénéficié des normes américaines en termes de construction de bâtiments, en rapport avec la qualité environnementale requise. Les infrastructures routières sont équipées de capteurs et autres systèmes informatiques pour assurer une meilleure gestion du trafic.

En Europe, les illustrations du concept diffèrent quelque peu des pays d’Orient. Les agglomérations européennes ont choisi de mettre en valeur les spécificités culturelles et territoriales. Prenons le cas de Barcelone, en Espagne. La ville catalane s’est concentrée sur les méthodes de réduction de sa consommation énergétique globale. En 2014, près de 1100 lampadaires ont été équipés de lampes LED. Leurs particularités ? Les lumières deviennent tamisées lorsqu’il n’y a aucun piéton à proximité. Cela a permis à la ville de faire une économie d’environ 30 % sur ses dépenses en éclairage urbain.

 

 

Les acteurs du Smart city

D’une manière générale, plusieurs systèmes constituent le moteur d’une ville. Il s’agit de son organisation, le mode vie de ses habitants, le contexte environnemental dans lequel elle se trouve, sa mobilité, mais également son économie. La gestion de ces différents facteurs doit être assimilée par les concepteurs des smart city. De plus, le phénomène n’est pas seulement dédié aux grandes agglomérations. Il est impératif que toutes les localités d’un pays soient concernées afin d’assurer un développement durable équitable pour toute la population.

Les acteurs de cette nouvelle ère sont les NTIC (Nouvelles Technologies d’Information et de la Communication). Ils regroupent aujourd’hui la domotique, les supports numériques, les capteurs et les compteurs intelligents, et bien d’autres encore. Grâce aux collectes d’analyse et d’informations effectuées par les NTIC, les concepteurs de la ville intelligente ont la possibilité de bénéficier d’une meilleure gestion de la ville et cela en temps réel. Les résultats recueillis contribuent à la prise de décision des administrateurs des territoires, facilitant ainsi l’amélioration ou la création de nouveaux services à disposition de la population.

 

 

Les conditions de la métamorphose

La transformation d’une municipalité en smart city ne relève pas seulement des outils technologiques. Elle requiert également une vision stratégique sur le moyen et le long terme. De cette manière, il est plus facile d’adapter les offres de la société données avec les demandes les plus adaptées. Prenons par exemple la table de ping-pong connectée. Dans une ville intelligente, le recensement de ces équipements permettra entre autres d’informer les amateurs sur leur disponibilité, à l’aide d’un simple clic sur leurs smartphones, via une application sur Internet.

Ainsi, le principal concerné aura la possibilité de trouver le terrain accessible le plus proche, mais également un adversaire disponible pour un match en temps réel. D’après cet exemple, le programme assure un gain de temps considérable pour les citoyens, et prend part à la promotion et l’optimisation de l’interaction sociale. Le phénomène de smart city influe alors sur le mode de vie des habitants de la ville.

La conception de la ville intelligente se base sur les solutions proposées en fonction des demandes et des préoccupations de la population dans tous les domaines et cela de manière à préserver les ressources primordiales et les intérêts environnementaux.

La transformation d’une société urbaine en smart city requiert une conversion en infrastructure numérique. Dans ce cas, les données jouent un rôle indispensable. L’Open Data, un des piliers de la ville intelligente, doit rester accessible à tous les citoyens et autres communautés étrangères. La connexion entre les réseaux comme la collecte et le traitement des informations optimisent les innovations pour l’administration concernée comme pour le reste de la population.

Dans tous les cas, le développement d’une ville intelligente se base sur l’engagement des parties prenantes. Le partenariat public-privé-citoyen conditionne l’intelligence collective permettant d’apporter des solutions sur l’ensemble des problèmes rencontrés à travers le territoire.

 

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