Mouliner en vélo : une technique efficace ?

Dernière mise à jour: 23.09.19

 

Si certains cyclistes se contentent d’atteindre leur point d’arrivée lors de leurs courses, d’autres se concentrent surtout sur les diverses méthodes de pédalage. La prise en compte de ces dernières est importante, du fait qu’elles contribuent surtout à la diminution de la fatigue musculaire. De ce façon, en adoptant ces différentes démarches, vous optimiserez votre efficacité pendant vos trajets.

 

Le cycle de pédalage : c’est quoi ?

Avant de commencer à penser à votre technique, il est primordial de savoir le vrai sens du cycle de pédalage. La définition la plus concrète de ce terme, selon les connaisseurs, se traduit par une révolution complète du pédalier. Le mécanisme effectue un tour sur lui-même suivant une rotation de 360° de chaque point de l’équipement.   

Pendant ce procédé, plusieurs forces entrent en jeu, et sont exercées par l’athlète lorsqu’il appuie, ou quand la manivelle se situe en mode descente. À l’horizontale, l’intensité de ces flux est presque nulle.

Selon les recherches des spécialistes, le poste optimal du pédalage se retrouve après une alternance de la poussée et de la traction. Avec une amplification constante de la part du cycliste, que ce soit en avant ou à l’arrière, le pied doit se trouver en position perpendiculaire avec le mécanisme.

 

 

Les différentes étapes du cycle de pédalage

D’une manière générale, on peut diviser le cycle de pédalage en 4 phases bien distinctes suivant la position du pied sur le mécanisme.

En premier lieu se situe le stade de transition haute. Il est défini à partir du point le plus élevé du pédalier. Dans cette étape, la force ne peut s’exercer que vers l’avant. À ce moment, le cycliste utilise ses jambes et des fléchisseurs pour appuyer sur l’équipement.

En seconde partie, vous retrouverez la phase de la poussée proprement dite. Cette dernière est la manifestation pure de la puissance du fait que la force est redirigée vers le bas sous forme de pression. Plusieurs zones de la morphologie entrent alors en jeu pendant cette action comme les muscles des cuisses et ceux des fessiers. Cette démarche se traduit par un abaissement de la pointe des pieds.

Une fois en bas, vous atteindrez le point de répulsion en arrière. Son positionnement se trouve à la perpendiculaire de celle du haut. À ce moment, les orteils sont les plus sollicités. Les pieds tendus au maximum, les cuisses commencent à se recourber au niveau de la hanche. La pointe s’oriente toujours vers le bas et le mouvement de poussée en arrière se maintient.

Enfin, la phase de traction où la force intervient seulement vers le haut, c’est-à-dire, à la verticale, en exerçant une poussée depuis le point mort bas. De l’autre côté des pédales, un effort de poussée en avant s’exécute. Toutefois, la puissance fournie doit être supérieure à celle de la remontée pour effectuer un cycle de pédalage dans les normes.

 

Comment mouliner en vélo et quels en sont les bienfaits ?

Certains usagers se basent sur le principe qu’on se fait plus de muscles en appuyant de manière rude sur les pédales ce qui est relativement faux. Il faut nécessairement apprendre à distinguer puissance et cadence. D’une manière générale, le premier terme correspond à l’énergie fournie sur le véhicule. Il s’agit d’une valeur valeur invariable. Pour ce qui est de la cadence, elle peut être lente ou élevée, selon les habitudes du coureur. Toutefois, il est préférable de l’adapter en fonction de la distance du trajet, mais aussi de la nature du terrain.

Le fait de mouliner se base surtout sur la fréquence de pédalage. Cette action ne requiert pas une performance particulière de la part des muscles, mais tout simplement une coordination optimale de la morphologie. Si vous êtes un cycliste aguerri, ce terme ne vous frappera plus à l’oreille. Dans le jargon du monde des bicycles, cela signifie : adopter une allure ou une vitesse qui vous donnera l’impression de jouer des jambes sans forcer.

Cette technique de pédalage renferme également plusieurs avantages. Pourquoi pratiquer le moulinage au lieu de s’activer en force sur son équipement ? Pour la simple et unique raison que le système vasculaire récupère plus rapidement que le musculaire. Cela participera à la bonne gestion de la circulation sanguine de votre organisme.

En optant pour une fréquence plus élevée, vous vous fatiguerez hâtivement et vos muscles prendront du temps à se remettre en forme. Ce qui n’est pas le cas lorsque vous moulinez.

Pendant le procédé, vous augmenterez progressivement le volume du sang dans la partie inférieure de votre corps, contribuant par la suite à un apport optimal en oxygène et en énergie. De cette manière, la température des muscles montera, favorisant la contraction et la décontraction rapide de ces derniers. Ainsi, vous éviterez les courbatures et les affaiblissements précoces pendant votre course.

En adoptant cette technique, vous travaillerez également sur vos articulations, que ce soit au niveau des genoux, des chevilles et même des hanches. De plus, vous limiterez les risques d’arthrose, car vous préserverez le cartilage de ces liaisons.

 

 

Quelques techniques pour optimiser vos performances

Comme dans tous les sports, il reste possible de parfaire ses techniques sur un vélo. Il existe plusieurs concepts que vous pouvez suivre en ce sens.

Pour commencer, il est préférable de trouver la bonne posture une fois sur la selle. Se mettre à l’aise constitue une des grandes étapes avant d’attaquer votre course. Prendre une position adéquate est donc primordial.

Vous devez également choisir une cadence en fonction de votre niveau. Si vous êtes un novice, adoptez un rythme raisonnable pendant les premiers kilomètres puis augmentez progressivement tout au long de la course. Selon les études, une cadence de 90 à 100 tr/min du pédalier est un début convenable. Dans tous les cas, faites en sorte de conserver la même puissance dans vos jambes afin d’optimiser la répartition de vos efforts.

Si la partie inférieure est toujours sollicitée en cyclisme, travailler le haut du corps est également une alternative judicieuse pour maintenir une posture adéquate sur un vélo.

 

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