Les enfants et la pratique sportive

Dernière mise à jour: 12.12.19

 

Certes, le sport est une activité physique des plus encouragées aussi bien pour les plus jeunes que pour les séniors. Cependant, chaque tranche d’âge possède ses propres capacités. Si ces dernières se voient réduites chez les individus de plus de 65 ans, le contraire se présente pour les prépubères. Ceux-ci ont une réserve d’énergie presque illimitée. Pour toutes ces raisons, les programmes d’entraînement varient en rapport avec la catégorisation des personnes concernées. Ici, nous prendront essentiellement en compte les enfants. Les quelques lignes qui suivent vous parleront donc du niveau d’endurance de ces petits et des exercices les plus appropriés face à ce facteur.

 

Les prépubères : plus endurants que les sportifs de haut niveau

En regardant des enfants jouer pendant des heures, ne vous est-il jamais arrivé de vous demander à quel moment ils vont se fatiguer ? En effet, quand on les voit, ils paraissent inépuisables. Plusieurs études scientifiques ont alors révélé que les prépubères pouvaient se montrer plus endurants que les athlètes les plus entraînés. Pourquoi donc ?

Il existe deux types d’énergies utilisées par l’homme lorsque ce dernier fournit des efforts. La première est dite anaérobie ou de sa signification : sans oxygène. Cette première catégorie s’adresse plus aux sprinters. Le procédé consiste à produire une force importante en peu de temps. Avec cette méthode, l’on ressent davantage la fatigue, et ce plus rapidement.

En deuxième lieu, l’on distingue la filière aérobie soit avec oxygène. Durant les longues courses comme au marathon, cette option permet d’économiser ses efforts sur une période considérable. Ce métabolisme se voit plus beaucoup plus utilisé chez les enfants. D’où le fait qu’ils ont l’air de ne jamais se vider.

Par ailleurs, les petits de 10 ans d’âge moyen possèdent plus de fibres musculaires à contraction lente. De là viendraient aussi leurs capacités impressionnantes. En effet, ces éléments résistent mieux à la fatigue.  

 

 

La période de récupération des enfants

Si l’on vient de voir que les prépubères avaient plus d’endurance que les adultes ici, nous parlerons de leurs facultés de récupération. Les études menées sur des sujets enfants de 10 ans et jeunes de 21 ans ont abouti à des résultats plus qu’intéressants sur le niveau sportif. Grâce à ces expériences, l’on a pu démontrer que les petits pouvaient tenir pareillement sur un vélo d’appartement (voilà les meilleurs modèles) qu’un individu entraîné et plus longtemps encore par rapport à une personne sédentaire. Mais aussi, cela a dévoilé que les enfants avaient une durée de fatigue identique à celle des athlètes. En effet, la vitesse à laquelle la consommation d’oxygène diminue est semblable pour les deux catégories. Chacun d’entre eux pourra donc répéter les efforts fournis précédemment en un laps de temps très court. Cette découverte servira au coach sportif lorsque celui-ci devra créer un programme approprié aux petits de moins de 10 ans.  

 

Les exercices les plus adaptés aux petits

D’après les récentes trouvailles des chercheurs, les entraînements sportifs dédiés aux enfants devraient davantage se tourner vers une amélioration des capacités anaérobies (sans oxygène). Ce n’est que de cette façon que ces derniers pourront exceller dans leur discipline de prédilection. Comment faut-il faire alors ?

Pour ce faire, il reste donc essentiel de travailler l’endurance sans oxygène. La pratique de la natation peut en outre aider en ce sens. Bien entendu, le petit soit doit bénéficier d’une assistance professionnelle pour que chaque séance soit parfaitement sécuritaire. Le coach expérimenté recommandera par ailleurs des exercices d’apnée répétés.

 

Comment stimuler les enfants à être actifs ?

En tant que parent ou qu’éducateur, vous avez certainement remarqué que les enfants ont tendance à être moins productifs lorsqu’on leur impose les choses. Le manque de motivation pourrait donc réduire leur capacité d’endurance réelle. Ainsi, si vous souhaitez initier votre petit à un sport quelconque, il vous faudra faire preuve de ruse. Par ailleurs, vous devrez nécessairement l’inspirer pour qu’il s’intéresse à la discipline que vous lui imposez. Évitez également de trop lui mettre la pression. Il reste essentiel que votre chérubin soit de lui-même volontaire. Ses performances en seront alors beaucoup plus élevées.

En outre, l’adulte en charge devra aussi essayer de comprendre les sentiments de l’enfant. Il est important de savoir si ce dernier aime ou non son activité. De là, vous appréhenderez mieux comment procéder en conséquence. Pour encourager votre progéniture, vous aurez à choisir une pratique susceptible de vraiment l’intéresser. Si par exemple votre garçon apprécie les combats, vous n’allez pas l’intégrer dans une équipe de football et inversement. Évitez également de lui mettre la pression. L’accumulation des médailles peut-être gratifiant pour le parent, mais l’idéal c’est avant tout que votre chérubin ait pris du plaisir. D’autre part, habituez ce dernier à prendre part aux tâches ménagères à la maison. Cela lui permettra de s’adapter plus rapidement à d’autres activités.

 

 

Bien doser la durée de chaque exercice selon l’âge de votre bambin

L’on a souvent tendance à imposer à nos enfants un emploi du temps surchargé. Entre les études, les tâches ménagères et les activités physiques, les pauvres ne savent plus où donner de la tête. Évitez de trop encombrer votre progéniture. Prévoyez des durées convenables pour chaque occupation. Cela est surtout nécessaire en sport pour lui permettre de mieux récupérer.

Ainsi, nous vous offrons les conseils des professionnels à ce sujet. Ces derniers recommandent de ne pas dépasser la limite des 6 heures par semaine pour les petits de 8 ans. Pour ceux de 10 ans, le seuil se trouve à 8 heures. Et enfin, à 14 ans, il ne faut pas excéder les 10 heures.

Par ailleurs, chaque séance devra comporter une étape d’échauffement pour préparer le corps aux exercices qui vont suivre et une phase de récupération afin que les muscles puissent mieux se relâcher. Les désagréments tels que les crampes ou les courbatures seront ainsi amoindris. Et les douleurs qui s’ensuivent se verront également diminuées.

Aussi, il est exigé que l’enfant dorme pendant une période bien déterminée. Le sommeil ayant une fonction réparatrice. Cette durée peut varier de 10 à 12 h pour ceux âgés de 5 à 6 ans et de 8 à 10 h pour ceux qui ont 8 à 9 ans.

 

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