Le vélo électrique en Israël : enfin régularisé

Dernière mise à jour: 13.12.19

 

Depuis maintenant quelques années, le vélo électrique se retrouve au centre des attentions des personnes touchées par le déplacement urbain, quotidien ou ponctuel. Économiques et écologiques, ces engins motorisés sont de plus en plus présents grâce justement à ces qualités. Ils offrent une solution pratique et rapide pour échapper aux embouteillages durant les heures de pointe et aux soucis de parking d’un véhicule de grande envergure. Toutefois, ils n’apportent pas que des avantages pour tout le monde. Si aujourd’hui, on compte 250 000 VAE recensés en Israël, les accidents rattachés à cet équipement ne cessent d’accroître de jour en jour de sorte que certains habitants les qualifient même de matériels nuisant au bien-être de la société.

 

 

Un équipement œuvrant dans le quotidien

Le vélo électrique diffère du modèle traditionnel par la présence d’un moteur, d’une batterie, et d’un boîtier de commande. Ce concentré de technologie prend de plus en plus de place dans les agglomérations où les routes sont saturées par les automobiles créant par la suite des embouteillages monstres à toute heure de la journée. Ils sont alors une alternative de choix pour les personnes qui recherchent une solution pour traverser la ville rapidement sans pratiquer d’effort physique tout en étant économes et écologiques.

Cet équipement est surtout sollicité par les jeunes israéliens, qui sont assez grands, mais qui ne sont pas en âge de prendre leur permis de conduire. Du coup, ils se tournent vers les VAE comme moyen principal de transport. N’ayant pas encore une connaissance complète des lois régissant la circulation routière ou des codes de la route, ils sont souvent exposés et/ou sont source d’accidents. Afin de limiter le nombre éventuel de victimes par jour, le gouvernement a instauré initialement un plan d’action visant à toucher les propriétaires comme les utilisateurs des bicyclettes à moteur. Dans cette optique, des lois relatives à la sécurité routière ainsi que des amendes ont commencé à s’appliquer depuis octobre 2017.

 

Prise de décision du gouvernement

C’est à partir du 1er janvier 2019 qu’une nouvelle loi entrera dans le domaine de la circulation routière : le permis de conduire pour vélo électrique. Le ministère des Transports a annoncé son utilisation afin de renforcer la législation sur l’usage de ces types d’équipement. Les cyclistes se doivent alors de se munir de ce papier authentique dès qu’ils enfourchent leurs deux-roues. Ce dernier se trouve dans la catégorie A3.

Par ailleurs, il peut être remplacé par un permis auto-moto. Si dans le cas où vous disposez déjà de celui-ci, vous n’êtes donc pas contraint de vous procurer le premier. D’un autre côté, le passage à l’examen est obligatoire surtout pour les mineurs. À partir de 15 ans et demi, les jeunes auront le droit d’obtenir cette nouvelle licence.

Pour l’avoir, le cycliste doit d’abord faire une épreuve écrite. Elle est constituée d’une trentaine de questions en relation avec les codes de la route, la sécurité des vélos, mais aussi les droits des piétons. Dans un communiqué lancé par le ministre Yisrael Katz, cette réglementation a pour but de sensibiliser et d’éduquer les jeunes sur la sécurité routière. Selon lui, ce passage est nécessaire pour offrir aux adolescents une première expérience du Code de la route.

Ces nouvelles mesures sont également accompagnées de sévères sanctions. En effet, de lourdes amendes cautionnent les principaux concernés s’ils ne respectent pas les règles instaurées et cela depuis le mois d’octobre. Le port de casque est maintenant obligatoire. De ce fait, quiconque se trouvant sur un cyclomoteur et un VAE se doit d’être équipé d’un minimum de protection. En cas de déviance, il vous coûtera désormais une amende de 1000 NIS soit de 233 euros si vous vous faites surprendre par un policier sur un vélo électrique et que vous ne portez pas de casque.

Le ministère des Transports a appuyé sur le fait que celles-ci ne s’appliquent pas seulement sur les propriétaires et les utilisateurs de vélo électrique. Les détenteurs et pratiquants de tout engin doté d’un moteur comme la trottinette ou le gyropode sont également concernés.

Dans le milieu urbain, la vitesse maximale autorisée est de 25 km/h. Toutefois, des peines plus sévères sont infligées aux conducteurs possédant un modèle débridé capable de dépasser cette norme.

 

 

Des mesures drastiques

D’autres activités non conformes à ces règles sont également sanctionnables comme le transport d’une personne supplémentaire sur la selle du véhicule. Il ne doit supporter que le poids du cycliste. Les pratiquants du VAE doivent alors se plier aux  lois ainsi qu’aux règles régissant les chauffeurs des automobiles. On parle par exemple de l’utilisation d’un téléphone portable au volant, du respect des feux rouges ou encore de la conduite en état d’ivresse. Dans cette dernière situation, les sanctions sont davantage plus lourdes.

Par mesure de sécurité, les cyclistes doivent enfiler des gilets ou des vestes réfléchissantes la nuit pour que les automobilistes puissent facilement les identifier. Cela a pour but de réduire les risques d’accident du fait que la visibilité reste basse pendant les déplacements nocturnes. La discussion en cours du moment se tient sur l’immatriculation obligatoire des vélos électriques (voici nos meilleurs exemples) qui utilisent les chaussées, les pistes cyclables ainsi que les trottoirs.

Ces nouvelles ont été mises à exécution après le décès d’un adolescent suite à une collision avec la voiture d’un automobiliste en septembre dernier. À noter que le jeune ne conduisait pas son propre VAE, mais qu’il l’avait emprunté à son ami. D’après les dires, le présumé suspect aurait pris la fuite. C’est à partir de là que le gouvernement s’est penché sérieusement sur les lois qui régissaient ce type de véhicule.

En Europe comme au Canada et aux États-Unis, cette réglementation sur le port de permis pendant l’usage d’un vélo électrique reste un débat flou. Il est souvent difficile de cerner le statut de ces engins à moteurs du fait que les voies qu’ils peuvent employer ou non se trouvent encore en plein cœur des discussions. La suite est donc incertaine pour ces pays pour le moment.

 

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