Éco-compteurs : Indispensable dans nos smarts cities ?

Dernière mise à jour: 23.09.19

 

De plus en plus conscients de l’importance de se tourner vers des pratiques plus écologiques, les citadins commencent à prendre en considération des modes de transport qui ne polluent pas. Plus écoresponsables, beaucoup des français adoptent le vélo, non seulement en termes de loisir, mais également dans les déplacements du quotidien : pour aller au travail, à l’école, pour faire ses courses… Cette ruée vers les pédales incite les départements à recourir à de nouvelles technologies pour promouvoir cette dynamique. Bâtir une ville plus intelligente revient à axer les choix de la politique publique vers des types d’aménagement adéquats aux réalités actuelles.

 

De quelle manière peut-on soutenir l’écomobilité ?

Comme le pas est lancé, il s’avère important d’accompagner ce changement de mentalité en construisant des structures adaptées aux situations. Le réseau des cyclistes ne cesse de s’agrandir. Ainsi, pour promouvoir ce mouvement, beaucoup de communautés décident de faire le nécessaire pour favoriser les démarches. Les agglomérations commencent à se tourner vers un système moderne de comptage des vélos. Ces outils permettent de mettre en place des observatoires locaux pouvant guetter et étudier les flux de circulation à vélo, dans la finalité d’accommoder, par rapport à ces variables, les politiques dans chaque département.

Certes, nos villes sont habituées aux méthodes manuelles pour déterminer le nombre de cyclistes, et détient à cet effet, des statistiques ponctuelles de cette pratique sur chaque territoire. Toutefois, avec une approche automatique, telle que promet l’éco compteur, on obtient des données continues. L’exploitation de ces informations fraîchement recueillies représente un poids important dans l’élaboration d’une politique publique promouvant l’écomobilité. Comme ces instruments apportent une grande précision dans la compréhension des évolutions du taux de fréquentation de la bicyclette, ils s’avèrent indispensables dans nos « smarts cities ».

 

 

Pourquoi utiliser un compteur de vélo ?

Ce système constitue un ascendant majeur pour garantir la continuité des travaux déjà en cours et pour légitimer les actions à venir concernant les aménagements destinés au cyclisme. L’observation de ce type de trafic ouvre la porte à de nouvelles infrastructures et d’autres voies de circulations spécifiquement dédiées aux amateurs de deux roues. En détenant les flux et les pics de fréquentation de ce réseau, on parvient à analyser les habitudes de mobilité des citadins. À cet effet, ce compteur occupe une place importante dans le principe de conception d’une ville intelligente.

C’est à partir de ces bases de données que chaque communauté oriente ses projets publics. Mesurer alors le nombre de cyclistes s’avère nécessaire pour élaborer une politique axée sur les besoins d’aménagement des pratiquants du vélo, d’évaluer aussi le suivi des initiatives déjà engagées, et d’assurer au mieux la sécurité de tout le monde. C’est au moyen de ces informations qui découpent finement les rythmes, les horaires et l’équilibre de ce flux que l’on planifie la construction, l’entretien et l’amélioration des pistes destinées à ces écoresponsables.  

 

Pourquoi se tourner vers les compteurs automatiques ?

Il existe plusieurs sortes d’équipements capables de fournir des renseignements précis et continus sur le taux de circulation à vélo. Comme le système est automatique, ces nouveaux outils nous aident à voir les écoulements et les statistiques à long terme de la tendance écomobile.

Dans le lot des instruments les plus adoptés se classe la boucle à induction. Elle est majoritairement utilisée par la plupart des grandes agglomérations. Il s’agit d’une structure à placer sous le revêtement de la chaussée. Ainsi, en marchant dans vos rues, restez attentif aux croisillons ancrés au sol. Ces derniers disposent de capteurs qui détectent par champs magnétiques les métaux se trouvant sur le vélo. Des fois, les villes intelligentes ont recours à des tubes pneumatiques pour déterminer automatiquement le nombre de cyclistes empruntant une voie.

 

Comment s’effectue alors la transmission des données ?

Pour profiter des résultats d’un tel équipement, il faut procéder à la diffusion ou à la communication des chiffres. Les informations contenues dans chaque poste se collectent par mode GSM, Bluetooth ou encore par Wi Fi. Il est également possible de directement les récolter à partir d’une clé USB à intégrer sur chaque point.

Par la suite, on transfère ces statistiques sur un ordinateur pour facilement les traiter et les analyser. Dans bien des cas, certains logiciels de gestion sont requis pour pouvoir les exploiter au mieux. Comme il s’agit de l’éco-compteur, c’est le logiciel Eco-Visio qui lui correspond le plus.  

 

Et si l’on étoffait nos recherches avec des compteurs manuels ?

Effectivement, pour enrichir notre enquête, recourir à cet outil permet de recevoir davantage de données qualitatives. Les statistiques obtenues se complètent avec les résultats collectés lors d’un comptage automatisé. Via cette technique plus traditionnelle, on dispose du flux de circulation en vélo durant un instant T.

Les réponses sont plus à l’échelle humaine. Puisque de là, on parvient à déterminer le profil et le genre des usagers, les directions empruntées et les difficultés rencontrées en cours de chemin. En couplant ces deux modes de comptage, on détient des données intégrales et exhaustives.

 

 

Qui sont les « smarts cities » qui profitent de ce système ?

Quelques villes disposent de ce type d’aménagement et exploitent rigoureusement les informations résultantes de ces outillages. La métropole bordelaise est en tête de la liste en possédant à son effigie 24 compteurs. 13 sont placés au cœur même de Bordeaux et deux appareils se dédient pour chaque petite communauté de la localité. Nantes figure également dans le classement avec une vingtaine de postes. Quant à la ville de Metz, elle présente 6 compteurs. Grenoble-Alpes n’échappe pas à cette tendance en aménageant 5 points dans ses communes. Et c’est en 2011 que Dijon intègre ses premiers équipements.

À partir de ces capteurs, on connote une augmentation du nombre global de personnes qui utilisent le vélo comme locomotion. Avec ces données du système automatique, on est parvenu à déduire que les statistiques dépendent des précipitations météorologiques. En temps de forte chaleur, le taux de circulation s’accroît de 30 % ; alors que quand il pleut, cette moyenne baisse de moitié.    

 

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