Combattre le surpoids tous ensemble

Dernière mise à jour: 04.12.19

 

Sur différentes parties du Globe, et notamment dans des régions comme Naron où les habitants raffolent du cochon et des plats bien gras, l’obésité règne en maître. Et beaucoup savent qu’une fois qu’on a dépassé son poids normal, il est très difficile de faire machine arrière. Plutôt que de s’y prendre chacun de son côté, les habitants et les autorités locales se sont soutenus dans cette lutte acharnée, qui a finalement porté ses fruits au bout d’un an.

 

L’obésité : plus qu’une alimentation, un mode de vie

Un régime modifié du jour au lendemain peut être la source d’une prise de poids. Consommer régulièrement des produits des fast foods du type sandwiches, paninis, hot dogs, frites, boissons gazeuses sucrées, chocolats, gâteaux, hamburgers favorisent aussi l’obésité.

Quand vous passez toute la journée assis dans un fauteuil de bureau et que vous ne faites pas attention à ce que vous mangez, vous verrez très vite votre poids sur la balance multipliée. À cela s’ajoutent les trajets en voiture. Les habitants de Naron ont en fait la mauvaise expérience. Dans cette ville de 40 000 habitants, à peu près un tiers est touché par l’obésité si bien que l’État a lancé un programme de santé visant à leur faire perdre 100 000 kilos en l’espace de deux ans. Seulement 4000 d’entre eux ont accepté de s’y essayer et donc de modifier leur alimentation, et de pratiquer du sport régulièrement.

 

 

Les autres origines de l’obésité

Certains pensent que la prise de poids vient uniquement du fait de s’empiffrer ou de grignoter tous les jours. Oui, mais ce phénomène voit ses origines de différentes circonstances. La recrudescence des sports et loisirs doux comme la télévision.

La plupart du temps, à trop vouloir mincir, on ne fait que l’inverse. On se prive beaucoup trop de nourriture, et lorsque la faim se fait sentir, on mange plus que de raison. On grignote beaucoup pour combler ce vide et a tendance à prendre plus de poids qu’au tout début. Et lorsqu’on prend du poids, il est difficile de revenir à son poids initial sans un programme adapté.

D’après des études menées par des spécialistes révélées au 12e Congrès européen sur l’Obésité, des virus ou un en particulier serait à l’origine de l’obésité : l’Ad 36. Il aurait touché une personne obèse sur trois au moins une fois dans sa vie.

Une personne alitée plusieurs semaines, voire plusieurs mois suite à une maladie ou un accident grave peut aussi tomber dans l’obésité. C’est sans parler de la dépression, du stress quotidien, des montagnes russes émotionnelles surtout chez les femmes ou encore les troubles hormonaux.

 

Les différents troubles liés au surpoids

Le fait que l’obésité puisse entraîner plusieurs maladies graves rend ce phénomène encore plus dangereux. En effet, il n’est pas seulement question de bourrelets disgracieux, les véritables risques se situent au niveau de l’organisme en entier. On parle par exemple du taux de cholestérol élevé, de l’hypertension, d’AVC, du diabète et autres.  

Des chercheurs américains ont par exemple remarqué en 2018 que les personnes en surpoids attrapaient plus souvent la grippe. Des troubles cardiovasculaires comme les fourmillements ou les jambes lourdes, les douleurs musculaires provenaient essentiellement de cet état. Le surpoids favoriserait aussi certains cancers du sang ou hépatiques ainsi que l’infertilité chez les femmes.

Il a été prouvé que l’espérance de vie était largement diminuée chez les sujets en surpoids et que l’épidémie touchait les personnes de plus en plus jeunes. Quelques habitants de Naron en témoignent comme cet homme qui a été victime d’un infarctus à l’âge de 45 ans.

 

 

Les solutions pour combattre ce fléau

En Espagne, l’union fait la force contre l’obésité : l’État, les habitants, les médecins se donnent la main pour changer les choses ou plutôt leur mode de vie. Ici, il ne s’agit pas de se priver de nourriture, mais de remplacer la charcuterie, les tripes, la malbouffe par un régime beaucoup plus sain et plus équilibré.

Les habitants de la ville ont donc troqué leur jambonneau contre des recettes sur mesure adaptées à chacun. On peut donc très bien se nourrir décemment et manger de bonnes choses sans prendre un seul gramme.

L’activité physique reste également l’une des seules armes les plus efficaces pour retrouver la ligne. À Naron, le Docteur Carlos Pineiro et ses confrères font marcher les habitants ou les font se dépenser en gymnastique en plein air ou en danse une à une heure et demie par jour.

Et en Espagne, c’est une affaire d’État, car même les restaurants se sont mis à changer leur carte. Une vingtaine ou presque ont rayé le porc de leurs menus pour le remplacer par du poisson et des algues, bref, tout ce qu’il y a de plus sain. Il n’est plus question de mettre du beurre ou d’autres matières grasses à ses aliments, l’huile d’olive suffira.

Une des solutions pour un État comme l’Espagne, et plusieurs autres États européens, c’est de traiter le mal à la racine, c’est-à-dire éduquer le public dès sa plus tendre enfance au sport et à l’alimentation saine afin de ne pas « tomber dedans étant petits ». En Espagne, des centres ont ouvert comme celui de Jorge Juan et mettent au programme des enfants des séances de marche et de pédalages sur vélos d’appartement.  

Ne forcez pas, perdre des kilos, c’est l’affaire de plusieurs mois, voire plusieurs années. Si vous y allez trop fort, vous risquez de régresser, pire d’empirer la situation. Une habitante de Naron parle notamment du fait qu’elle ait perdu une dizaine de kilos en 6 mois. Vous nous direz que ce n’est pas titanesque, mais attention. Le challenge, c’est de perdre progressivement du poids et aussi de le garder. Il se peut que vous perdiez 10 kilos en un mois, mais vous devrez batailler pour ne pas en prendre 15 le mois suivant et quand on pèse 385 kg, chaque gramme est une victoire bien méritée.

 

 

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